Qu’est-ce que l’Energie?

Pour comprendre l’enjeu que représente l’Énergie dans notre société, il faut d’abord se rendre compte de ce que c’est.

L’énergie, c’est un coût

C’est pour nous le premier rapport qu’on a avec l’énergie, on paye par exemple notre litre d’essence ou notre kilowattheure d’électricité, et on retrouve ces montants sur une facture. Ce montant traduit notre consommation à domicile.

L’énergie, c’est un service

Celle-ci nous permet de nous chauffer, de nous éclairer, de faire bouillir de l’eau, de faire tourner une machine, etc. C’est celle-ci que l’on retrouve sur les factures. Elle est quantifiée grâce aux compteurs d’énergie. On est donc en mesure de savoir ce que l’on consomme pour tous ses services.

L’énergie, c’est aussi le reste

On a en revanche plus de mal à prendre conscience du reste, car si on parle de l’énergie consommée localement, c’est qu’il existe la part immergée de l’iceberg, ce que nous appelons l’énergie délocalisée.
Pour expliciter cette expression, revenons sur une définition plus physique de l’énergie: c’est la capacité d’un système à modifier un état, à produire un travail entraînant un mouvement, de la lumière ou de la chaleur. Tout ce qui nous entoure a été le fruit de consommation d’énergie pour être ainsi « transformé »: de l’arbre à la table du salon; du métal rare au composant électronique; du composé chimique à la peinture. Mais il faut également prendre en compte l’énergie utilisé par le transport, le marketing, la distribution, etc.
Parfois même, l’énergie consommée localement est indirectement délocalisée: C’est le cas de l’électricité qui est à la fois consommée directement sur place mais qui a été le fruit d’une autre transformation: nucléaire, charbon etc…

On comprendra alors aisément que l’énergie est au cœur de notre système économique. Car sans transformation de la matière, sans travail (au sens physique du terme) il n’y a pas d’activité économique, et encore moins de « croissance ».
Sans aller trop loin dans la sociologie de la consommation on peut noter que l’homme s’est peu à peu déconnecté de l’approvisionnement de son énergie: dans le passé, l’énergie de chauffage était le bois des forêts alentours (on peut faire ici un parallèle avec la consommation alimentaire: l’homme ayant confié à une minorité de personnes le rôle de nourrir le reste de l’humanité). Ce raisonnement amène l’homme à ne se soucier que d’une chose: le résultat. Peu importe d’où vient l’énergie pourvu que ça marche et que ça reste bon marché.
La conséquence de tout ceci est que l’humanité consomme toujours plus d’énergie.

Un seul chiffre pour montrer l’évolution de la demande : La consommation d’énergie mondiale depuis 1945 a été multipliée par 10, alors que la population mondiale n’a été multipliée « que » par 3.

Croissance infinie sur une planète finie

Sur une planète aux ressources infinies, une telle augmentation de la consommation n’est pas un problème.
Mais étant donné que 85% de l’énergie consommée actuellement est d’origine non renouvelable ( le charbon, le gaz, et le pétrole sont des énergies fossiles, il faut des millions d’années pour en créer et quelques minutes pour les brûler), le stock mondiale diminue et sera un jour épuisé.

Les solutions

Quoi qu’il en soit, le coût de l’énergie continuera d’augmenter. Nucléaire ou pas, renouvelable ou pas. Mécaniquement, fournir de l’énergie coûte plus cher aujourd’hui qu’hier et coûtera plus dans le futur.

La transition énergétique

L’idée est de remplacer les énergies fossiles (non renouvelables) par des énergies renouvelables dont le stock est par définition infini. Les technologies sont connues (solaire, éolien, hydro-électricité), mais elles fonctionnent trop souvent par intermittence (le jour pour le solaire, lorsqu’il y a du vent pour l’éolien). Ceci représente le défi du stockage de l’énergie.

Les économies d’énergies

Chacun a une bonne raison pour faire des économies d’énergie. Si ce n’est pour le climat ou la préservation des ressources naturelles, ce sera pour diminuer sa facture énergétique, ou au moins limiter son inflation. Il existe deux façons de faire des économies:

Les économies passives

Les technologies évoluent, les réglementations aussi. Ces économies ne demandent pas d’effort conscient pour l’usager, elles sont indépendantes de son comportement. Des exigences réglementaires comme la RT2012 induisent des économies passives dans le sens où le bâti et les équipements eux même induisent des économies.

Les économies actives

Celles-ci demandent l’implication de l’usager. Ce dernier doit choisir de moins chauffer, d’utiliser moins d’eau chaude, de faire attention à sa consommation, etc. Il faut une réelle implication de l’usager.

Zoom sur le bâtiment

L’énergie dans le secteur du bâtiment

Le secteur du bâtiment en France représente 44% de la consommation totale d’énergie en 2012 devant les transports 32% et l’industrie 20% (source: INSEE)
L’énergie dans le bâtiment se répartit en trois parties :

-l’énergie de construction qu’on peut nommer « énergie grise » du bâtiment. C’est l’énergie nécessaire à la fabrication des matériaux, leur transport et leur installation sur site.

-l’énergie consommée à l’usage, liée à la conception du bâtiment et à ces équipements énergétiques (associée aux économies passives).

-l’énergie consommée à l’usage, liée à l’utilisation, au comportement de l’usager (associée aux économies actives).

Les postes de consommation

Le chauffage représente 69% de la consommation d’énergie des foyers alors que la production d’eau chaude n’en représente que 10%, la cuisson 2% et l’électricité dite « spécifique » 15% (pour tout ce qui ne concerne pas le chauffage, l’eau chaude et la cuisson : autrement dit l’électricité pour l’éclairage, les équipements électro-ménagers, les appareils électriques et électroniques, etc.).
(source: CREDOC 2008)

Les actions du CID

Le CID fait les différentes études thermiques pour vérifier la conformité réglementaire d’un projet (RT 2012, RT existant globale, RT existant élément par élément, étude de faisabilité)

Pour tout projet neuf ou de rénovation, le CID vous accompagne pour le choix des matériaux, des isolants et des systèmes énergétiques. Nous vous conseillons également lors de la conception afin d’optimiser votre projet.

Même si vous ne souhaitez pas faire de travaux de rénovation, sachez que vous pouvez faire des économies en changeant quelques habitudes ou en adoptant vos usages. Le CID est particulièrement impliqué dans le conseil en économies d’énergie et de ressources.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

La qualité de l'enveloppe

  • La compacité, c’est-à-dire le rapport entre le volume chauffé et les surfaces déperditives doit être la plus faible possible ; les grandes hauteurs sous plafond sont défavorables.
  • L’orientation SUD est la plus facile à protéger l’été et celle qui permet le meilleur apport solaire l’hiver. A contrario le Nord est très déperditif en hiver et l’Est et l’Ouest sont plus susceptibles de causé un inconfort d’été.
  • Les protections solaires fixes (plutôt pour le SUD) ou mobiles sont à prévoir dés la conception afin d’éviter les surchauffes.
  • Le niveau d’isolation des parois doit être élevé.
  • L’inertie des locaux, c’est-à-dire la capacité des matériaux en contact avec l’ambiance intérieure à stocker une grande quantité d’énergie permettant ainsi un « rafraichissement » naturel l’été et une libération lente en confortable de chaleur l’hiver.
  • Les ponts thermiques doivent être parfaitement traités. La continuité des isolants doit être assurée ou des rupteurs prévus.
  • L’étanchéité à l’air doit être très bonne. Les défaut d’étanchéité mènent à une détérioration prématurée des isolants ou revêtements en plus d’être source d’inconfort.

Les systèmes énergétiques

  • Le système de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire (ECS) doivent éviter le recours à l’effet joule (radiateurs électriques ou ballon électriques), et privilégier les systèmes basse consommation régulés et certifiés.

Parmi les systèmes les plus rencontrés on trouve

  • les pompes à chaleur de tous types,
  • le solaire thermique,
  • le bois-énergie (poêle ou chaudière)
  • La ventilation doit être réfléchie par avance avec un système simple ou double flux dont le réseau est parfaitement étanche.

D’autres systèmes sont prise en compte et peuvent permettre de baisser la consommation énergétique notamment les brasseurs d’air, la récupérateur de chaleur sur eaux grises, puits climatiques ou gestion automatique des protections solaires.

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